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| Les lois et contraintes liées à l'achat du bien |
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Tout ce qu'il faut savoir avant d'acheter ou vendre un bien...
Le droit
de l'immobilier a connu ces dernières années une évolution
considérable dans le sens de la protection de l'acquéreur
que l'on peut qualifier désormais de "consommateur immobilier". Recherche du plomb, de l'amiante, des termites, loi Carrez
(sur le mesurage), loi SRU, autant de garanties apportées
à l'acquéreur, autant de notions dont un vendeur doit avoir
connaissance avant de mettre son bien en vente en toute sécurité.
Sommaire de la fiche :
- La loi sur l'Amiante - La loi sur le Plomb - La loi sur les Termites - La loi Carrez - La loi SRU |
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AMIANTE
Protection de la population contre les
risques sanitaires liés à une exposition à l'amiante dans les
immeubles bâtis. Cadre juridique Décret n° 96-97 du 7 février 1996, modifié
par décret n° 97-855 du 12 septembre 1997. Les biens immobiliers concernés Tous les immeubles bâtis à la seule
exception des immeubles à usage d'habitation comportant un seul
logement. Champ d'application Flocage (immeubles construits avant le 1er
janvier 1980). Calorifugeage (immeubles construits avant le 29 juillet 1996). Faux plafond (immeubles construits avant le 1er juillet 1997). Méthodologie Attestation de l'absence ou de la présence
de flocage, calorifugeage et de la présence ou de l'absence d'amiante
dans ces matériaux. En cas de présence d'amiante, le contrôleur vérifie l'état de
conservation des matériaux et établit une grille d'évaluation. Le résultat de cette grille entraînera, selon les cas, un contrôle
périodique des matériaux, une surveillance du niveau d'empoussièrement
ou des travaux appropriés.
TERMITES
L'extension récente et la gravité du
phénomène " termite " ont contraint le législateur à prendre des
mesures de nature à informer et à protéger les acquéreurs et les
propriétaires d'immeubles face à ce risque. Cadre juridique Loi n° 99-471 du 18 juin 1999. Décret n° 2000-613 du 3 juillet 2000. Arrêté du 10 août 2000 fixant le modèle d'état parasitaire. Les biens immobiliers concernés Tout type d'immeuble situé dans une zone
contaminée ou susceptible de l'être à court terme. Ces zones sont délimitées par un arrêté préfectoral dont l'existence
est portée à la connaissance du public dans des conditions très
précises. En cas de vente d'un bien immobilier situé dans une zone contaminée
ou susceptible de l'être, un état parasitaire, datant de moins
de trois mois, doit être annexé. Méthodologie L'état parasitaire est établi par un professionnel
exerçant l'activité d'expertise ou de diagnostic de présence de
termites.
PLOMB
Lutte contre le saturnisme en supprimant
les risques d'accessibilité au plomb dans les peintures. Cadre juridique Art. L. 32-5 et R. 32 - 10, 11, 12 du
Code de la Santé Publique. Les biens immobiliers concernés Tout immeuble à usage d'habitation,
construit ou rénové avant 1948 et situé dans une zone dite " à
risque ". Les zones à risques sont définies par le Préfet, celui-ci classant
bien souvent l'ensemble de son département dans une telle zone. Les risques d'accessibilité doivent être mentionnés dans un état
dressé par un contrôleur technique agréé ou par un technicien
de la construction qualifié. L'état doit être annexé à toute promesse, contrat ou acte de vente. Méthodologie (préconisée) Analyse de la concentration en plomb
du revêtement à l'aide d'un appareil à fluorescence X dont l'utilisation
nécessite un agrément ministériel. Rédaction d'un rapport contenant le descriptif du local, le résultat
des mesures ou des analyses, la nature et l'état de conservation
de chaque paroi contenant du plomb, et une conclusion précisant
les risques d'accessibilité au plomb. Ce tableau conduit aux remarques suivantes :
- la recherche
d'amiante ne concerne pas les pavillons individuels, actuellement. - La recherche de plomb ne concerne que les biens construits
avant 1948 et ne concerne que les peintures. Les canalisations
sont pour l'instant exclues. - Les arrêtés préfectoraux en ce qui concerne la recherche des
termites sont rares dans la région parisienne ; il en existe
à Paris. - Tout vendeur concerné aura intérêt à faire effectuer les recherches
avant la mise en vente du bien et la conclusion de l'avant contrat,
d'abord pour sa propre information ensuite pour que les choses
soient claires avec son acquéreur.
Loi Carrez (du nom de son auteur, le député Carrez)
Il s'agit de la loi 96-1107 du 18 décembre 1996 améliorant la
protection des lots de copropriété, qui a modifié l'article 46
de la loi du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété
des immeubles bâtis.
Cette loi oblige
de mentionner la superficie privative des lots de copropriété
dans tout avant contrat et dans tout acte de vente.
L'exigence de
l'indication de la superficie est assortie d'une double sanction
au bénéfice exclusif de l'acquéreur :
- une action
en nullité de l'acte en cas d'omission de la mention exigée
; elle doit être intentée au plus tard à l'expiration d'un délai
d'un mois à compter de l'acte authentique de vente. - Une action en réduction du prix si la superficie réelle est
inférieure de plus de 5% à celle exprimée dans l'acte ; elle
doit être intentée dans le délai d'un an à compter de l'acte
authentique de vente.
Deux observations
importantes : - l'obligation de mesurage ne concerne que les lots de copropriété
et non les maisons individuelles (attention toutefois
aux maisons formant des lots de copropriété dite horizontale). - le vendeur n'a
pas l'obligation de recourir aux services d'un professionnel
pour faire procéder au mesurage de son bien.
Attention
: il peut de bonne foi indiquer la
superficie existant sur des plans en sa possession. Le mesurage loi Carrez est spécifique ; des différences ont
été constatées et des actions en diminution du prix ont été
intentées.
Le recours à
un professionnel qui peut effectuer les différentes recherches
(amiante - plomb - termites - loi Carrez) est conseillé pour
sécuriser les transactions.
La loi dite loi SRU (solidarité et renouvellement urbains)
La loi du 13
décembre 2000 est entrée en vigueur le 1er juin 2001. Elle institue
pour tout acquéreur immobilier un délai de réflexion ou un délai
de rétractation de sept jours. La loi lui donne la possibilité
de changer d'avis en cours de route pour le protéger contre
tout achat impulsif, le protéger en quelque sorte contre lui-même.
(Cliquez
ici pour en savoir plus sur la loi SRU...) |
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