le 15 avril dans le cas
contraire (une prorogation de délai peut être accordée par décision
ministérielle).
Le régime
réel simplifié d'imposition
Ce régime s'applique
de plein droit si le chiffre d'affaires réalisé est supérieur
à 76 300 € TTC et n'excède pas 763 000 € HT. Vous pouvez opter pour
ce régime avant le 1er février par courrier adressé au service des
impôts dont vous dépendez (si vous relevez de l'un des régimes décrits
ci-dessus). Vous devez souscrire avant
le 1er avril de chaque année une déclaration spéciale de résultat
n° 2031, et compléter le cadre D de l'annexe n° 2031 ter. La déclaration n° 2031
est accompagnée des annexes suivantes: un bilan simplifié (sauf
dispense) ; un compte de résultat
simplifié de l'exercice qui se compose de deux rubriques (résultat
comptable et résultat fiscal) ; un tableau des immobilisations,
des amortissements et des éléments soumis au régime fiscal des plus-values
et des moins-values un relevé des provisions,
des amortissements dérogatoires et des déficits reportables. La déduction des amortissements
pour l'assiette de l'impôt suppose que les immeubles donnés en location
soient inscrits à l'actif du bilan simplifié (2033 A). Les loueurs en meublé
qui sont dispensés de produire un bilan du point de vue fiscal peuvent,
lors de la souscription de la déclaration 2031, inscrire un élément
(immeuble, par exemple) dans l'actif de leur entreprise en le mentionnant
sur l'imprimé 2033 C. Cette inscription permet
de déduire du chiffre d'affaires les charges relatives à la propriété
ainsi que les frais de gestion.
A noter
Si l'immeuble donné en
location n'est pas inscrit à l'actif du bilan simplifié, le loueur
en meublé ne peut déduire de son résultat imposable qu'une fraction
des charges de gestion au prorata de la durée effective de location.
Les charges correspondant à la période au cours de laquelle il a
la jouissance du logement meublé ne sont pas déductibles. Conditions particulières
pour les agriculteurs
Le
régime de droit commun
L'activité agricole obéit
aux dispositions fiscales régissant le régime des bénéfices agricoles.
L'activité touristique relève des règles applicables aux bénéfices
industriels et commerciaux. L'agriculteur doit donc
établir deux comptabilités et souscrire deux déclarations.
Le régime dérogatoire
Lorsqu'un agriculteur
réalise des recettes accessoires tirées d'une activité de location
en meublé, deux situations peuvent être envisagées : agriculteurs soumis au
régime du forfait collectif des bénéfices agricoles : ils portent
directement le montant de leurs recettes sur leur déclaration de
revenus, si la superficie de leur exploitation est égale à la moitié
de la surface minimale d'installation et si les ressources provenant
d'une activité accessoire (tourisme à la ferme, travaux forestiers
pour le compte de tiers, etc.) n'excèdent pas
23 000 € par foyer fiscal (remboursements de frais inclus
et taxes comprises).
Ce régime n'est pas cumulable au titre d'un même exercice avec l'exonération
d'impôt sur le revenu pour les chambres d'hôtes; agriculteurs soumis au régime transitoire
ou au régime du bénéfice réel : le chiffre d'affaires tiré d'activités
accessoires commerciales [location en meublé] peut être pris en compte
pour la détermination du bénéfice agricole lorsqu'il n'excède :
- ni 30 % du chiffre d'affaires
tiré de l'activité agricole ;
- ni 30 000 €
au titre de l'exercice (remboursement de frais inclus et taxes
comprises).
Les impôts
locaux
La taxe professionnelle
Les loueurs en meublé
sont imposables à la taxe professionnelle. Toutefois, les personnes
qui louent ponctuellement en meublé une partie de leur habitation
personnelle sont exonérées de plein droit, lorsque la location ne
présente aucun caractère périodique. De même, les personnes qui
louent ou sous-louent une ou plusieurs pièces de leur habitation
principale sont exonérées de plein droit lorsque les pièces louées
constituent la résidence principale du locataire et que le prix
demeure fixé dans des limites raisonnables. Les loueurs de gîtes ruraux,
les loueurs de meublés de tourisme et les personnes qui louent ou
sous-louent tout ou partie de leur habitation personnelle, dans
les cas autres que ceux évoqués ci-dessus, sont exonérés de taxe
professionnelle (1). Les personnes qui louent
des locaux spécialement aménagés uniquement en vue de la location
en meublé sont toujours imposables de plein droit à la taxe professionnelle. Dans ce cas, le propriétaire
n'acquittera pas la taxe d'habitation. Vous pouvez bénéficier
du plafonnement de votre imposition en fonction de la valeur ajoutée
produite par cette activité durant l'année d'imposition. La demande doit être formulée
auprès de votre centre des impôts sur l'imprimé n° 1327 STP, accompagné
d'une copie de l'avis d'imposition.
La taxe d'habitation
Les personnes qui louent
des locaux en meublé sont imposables à la taxe d'habitation sur
ces locaux, lorsque ces derniers constituent leur habitation personnelle
(principale ou secondaire) ou en font partie. L'habitation personnelle
s'entend du logement dont le loueur conserve la disposition en dehors
des périodes de location. En revanche, vous n'êtes pas redevable
de la taxe d'habitation pour les locaux que vous réservez exclusivement
à la location en meublé et qui sont spécialement aménagés à cet
effet.
La taxe foncière sur les propriétés bâties et les taxes accessoires
Si vous êtes propriétaire
ou usufruitier, vous serez imposé à la taxe foncière sur les propriétés
bâties, pour les immeubles bâtis que vous possédez au 1er janvier
de l'année d'imposition. Les communes ou groupements
de communes peuvent instituer une taxe destinée à financer le service
d'enlèvement des ordures ménagères. Elles peuvent également instituer
une redevance pour les ordures ménagères calculée en fonction de
l'importance du service rendu. Cette redevance se substitue alors
à la taxe d'enlèvement des ordures ménagères. Les droits d'enregistrement.
L'acquéreur d'un immeuble
ou d'une fraction d'immeuble qui prend l'engagement, dans l'acte
d'acquisition, de ne pas affecter ces biens à un usage autre que
l'habitation pendant au moins trois ans bénéficie de l'application
d'un taux réduit pour le calcul des droits de mutation (2,60 % +
taxes et prélèvements divers). Les locaux destinés à
une exploitation à caractère commercial ou professionnel ne sont
pas considérés comme affectés à l'habitation : tel est le cas des
locaux destinés à l'exercice de la profession de loueur en meublé
lorsque le bailleur loue de façon habituelle, même saisonnière,
plusieurs logements meublés (à partir de deux), que la location
s'accompagne ou non de prestations secondaires.
A noter
Si vous exercez la profession
de loueur en meublé de locaux d'habitation acquis depuis moins de
trois ans avec le bénéfice du taux réduit des droits d'enregistrement,
vous serez amené à acquitter le complément d'imposition dont vous
avez été dispensé lors de l'acquisition. Il n'y aura pas de remise
en cause du régime de faveur lorsque la location en meublé porte
sur des locaux qui constituent la résidence ou le domicile du bailleur
et pour lequel il acquitte une seule taxe d'habitation.
L'exonération de TVA
Les locations occasionnelles, permanentes ou saisonnières de logements
meublés à usage d'habitation sont exonérées de TVA sans possibilité
d'option.
Toutefois, l'exonération
ne s'applique pas à ces recettes lorsque l'exploitant offre, en
plus de l'hébergement, des prestations para hôtelières (le petit
déjeuner, le nettoyage quotidien des locaux, la fourniture du linge
de maison, la réception de la clientèle) et qu'il est immatriculé
au registre du commerce et des sociétés au titre de cette activité.
Sont exonérés pour cette
activité :
les particuliers qui louent
en meublé, de manière occasionnelle ou permanente, une résidence
secondaire, un logement touristique ou une partie de leur résidence
principale ;
les collectivités locales,
les associations et les agriculteurs qui donnent en location des
gîtes ruraux ou communaux.
A noter
La fourniture de prestations
annexes qui ne sont pas habituellement incluses dans le prix
de location d'un logement meublé (petit déjeuner, blanchissage
du linge personnel, téléphone, etc.) demeure imposable, en toute
hypothèse, sous réserve de l'application de la franchise en
base de 15 260 € HT. L'exonération de l'impôt
sur le revenu.
Elle s'applique dans trois
cas :
- vous louez une chambre d'hôte de manière habituelle pour une
durée d'une journée, d'une semaine ou d'un mois (à des personnes
qui n'y élisent pas domicile) et les recettes brutes annuelles
(loyers et éventuellement prestations annexes : petit déjeuner,
téléphone, etc.) ne dépassent pas 760 € TTC.
En cas de franchissement de cette limite, vos recettes sont imposables
en totalité ;
- vous louez ou sous-louez en meublé une partie de votre résidence
principale (chambre, étage d'une maison). Les pièces louées constituent
pour le locataire sa résidence principale (par exemple un étudiant,
un apprenti) et le prix de location est fixé dans des limites raisonnables
;
- vous louez ou sous-louez à des personnes bénéficiant du RMI, à des
étudiants boursiers ou à des organismes sans but lucratif qui louent
à ces personnes.
Les déficits
Les déficits subis par les loueurs en meublé non professionnels
ne sont pas déductibles du revenu net global du foyer fiscal. Pour l'impôt sur le revenu
dû au titre de l'année 1995 et des années antérieures, ils s'imputaient
exclusivement sur les bénéfices retirés de cette même activité au
cours des années suivantes jusqu'à la cinquième année incluse. Depuis 1996, les déficits
d'une année ainsi que les déficits restant à reporter se déduisent
de l'ensemble des bénéfices provenant d'activités industrielles
ou commerciales exercées à titre non professionnel par l'un des
membres du foyer fiscal, durant la même année et les cinq années
suivantes. Les régimes de la micro-entreprise
et du forfait excluent la possibilité de constater un déficit. Les plus ou moins-values
de cession réalisées par les loueurs non professionnels relèvent
du régime des plus-values privées.
Où déposer
les déclarations ?
Le lieu de dépôt des déclarations
est normalement celui du lieu du meublé. S'il y a plusieurs meublés,
le service compétent est :
- soit celui du lieu de
résidence du redevable ;
- soit celui de situation
d'un des meublés, en principe le plus important.
Les loueurs en meublé
qui exercent une autre activité imposable déposent leurs déclarations
auprès du service compétent pour cette autre activité.
Notes
(1) C'est-à-dire une franchise
qui dispense de la déclaration et du paiement de la TVA.
(2) Pour les exercices clos à compter du 1er janvier 1998, ces limites
sont appréciées en fonction du chiffre d'affaires TTC de l'année
civile qui précède la date d'ouverture de l'exercice.
(3) Par habitation personnelle, on entend le logement (principal
ou secondaire) dont le loueur conserve la disposition en dehors
des périodes de location.
(4) Sauf si les collectivités territoriales décident par délibération,
pour la part qui leur revient, de rétablir la taxe professionnelle
sur les locaux meublés. Le loueur devra alors acquitter à la fois
la taxe professionnelle et la taxe d'habitation. Ces informations ne se
substituent pas à la documentation officielle de l'administration.
Pour tous renseignements complémentaires, adressez-vous au centre
des impôts dont vous dépendez.
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des Finances et de l'Industrie