Les documents à fournir
1. La date d'adjudication.
2. La désignation du bien que vous envisagez d'acquérir. Pour ce faire, il est
souhaitable que vous remettiez à votre avocat la
publication que vous avez relevée, annonçant la
vente. Sur cette publicité, votre avocat reprendra
les éléments utiles pour faire sa déclaration d'adjudicataire.
Au besoin, il prendra contact avec son confrère
poursuivant la vente pour avoir les éléments d'information qui
peuvent lui manquer. 3. Le montant de l'enchère maximale que vous
désirez porter. 4. L'identité complète de la personne physique ou
morale qui sera déclarée adjudicataire. Pour cela, plusieurs documents lui sont nécessaires
qui sont variables, - selon que vous êtes une personne physique (a), - une personne morale (b) - ou un professionnel marchand de biens (c). a) Les personnes physiques : Vous devez fournir
à votre avocat une photocopie de votre carte d'identité
ou de tout autre document justifiant exactement
de votre identité (permis de conduire, passeport,
etc) ; vous devez en outre fournir à votre avocat
divers renseignements, à savoir notamment :
b) Les
personnes morales : Vous devez fournir :
- Un exemplaire des
statuts de la société
-
Un
extrait Kbis du Registre du Commerce
-
Un
document justifiant des pouvoirs du signataire
de l'acte si cette personne n'est pas le représentant
légal de la société,
tel qu'il est désigné sur l'extrait Kbis.
-
Vous
devez également justifier que l'achat d'un
bien immobilier rentre bien dans le cadre
des attributions de la personne morale considérée.
c) Les
professionnels marchand de biens : Si vous êtes une personne physique ou morale,
vous devez, en premier lieu, fournir les renseignements
ci-dessus. Vous devez, au surplus, fournir une copie de déclaration
d'existence de marchand de biens auprès de l'administration
des impôts. La totalité de ces renseignements est indispensable,
tant à l'administration fiscale pour le paiement
des droits de mutation, qu'à la Conservation des
Hypothèques pour la publication de votre titre
de propriété. Il vous est donc recommandé de prêter
un soin particulier à toutes les informations
que vous donnerez à votre avocat à ce sujet.
La preuve de votre solvabilité
Cette condition
est essentielle pour que votre avocat puisse pousser
les enchères en votre nom. Vous devrez donc lui
remettre avant l'audience l'un des trois documents
suivants : - Un chèque de banque équivalent aux frais annoncés
avant l'ouverture des enchères et ce, proportionnellement
aux mises à prix en cas de pluralité des lots,
les émoluments dus aux avocats selon le tarif
en vigueur, l'enregistrement du jugement, les
droits et taxes hypothécaires et les droits de
greffe, le tout à peine de folle enchère, ainsi
qu'il est dit aux conditions générales du cahier
des charges. - Un chèque certifié dans les mêmes conditions
que ci-dessus. - Dans l'hypothèse où il ne serait pas possible
à l'adjudicataire de se procurer un chèque de
banque ou un chèque certifié, et à condition que
cette impossibilité ne soit pas fautive de sa
part, l'avocat pourra accepter un cautionnement
bancaire du même montant que ci-dessus. La pratique du cautionnement bancaire doit rester
exceptionnelle. Il s'agit là des formalités préalables
à l'adjudication. Vous devez, bien évidemment,
avant l'adjudication, signer le pouvoir aux fins
d'être déclaré adjudicataire, pouvoir établi par
votre avocat conformément aux renseignements ci-dessus.
Le prix de l'adjudication
Dans l'hypothèse où vous n'êtes pas déclaré
adjudicataire car une autre personne a couvert
votre dernière enchère, l'avocat vous restitue
les documents que vous lui avez confiés, ainsi
que le chèque de banque, le chèque certifié ou
la lettre de cautionnement bancaire que vous lui
avez remis. L'avocat a le droit de vous demander
des honoraires, spécialement lorsqu'il ne vient
à l'audience que pour vous. Si vous êtes déclaré
adjudicataire, l'avocat conserve les documents
que vous lui avez confiés, ainsi que la preuve
de votre solvabilité. Il y a lieu d'attendre un
délai de dix jours déposés ; votre avocat conserve
les documents que vous lui avez remis jusqu'à
l'audience de validité de surenchère. Si, à cette
audience, la surenchère est validée, vous n'êtes
plus considéré comme adjudicataire et vous pouvez
demander à votre avocat de vous restituer la totalité
des documents que vous lui avez remis, ainsi que
le chèque ou le cautionnement bancaire. Si, par
contre, vous vous trouvez dans l'un des trois
cas suivants : - Aucune surenchère n'a été déposée dans les dix
jours suivants votre acquisition ; - La surenchère n'a pas été validée ; - L'acquisition que vous avez faite faisait déjà
suite à une surenchère ; Dans ce cas, vous devez payer les sommes suivantes
: 1. La somme principale de l'adjudication. : C'est le montant de l'enchère que votre avocat
a porté en votre nom et qui a été retenue par
le Tribunal, les trois bougies étant préalablement
éteintes. 2. Les intérêts : Dans certaines conditions, vous devez payer les
intérêts sur le prix principal d'adjudication.
Les taux de ces intérêts et leur point de départ
dépendent du cahier des charges déposé par l'avocat
poursuivant l'affaire. Vous devez impérativement
prendre connaissance des clauses et conditions
de ce cahier des charges avant de vous porter
adjudicataire. Votre avocat pourra utilement vous
conseiller sur ce point. Le principal d'adjudication
et les intérêts éventuels devront être payés par
un chèque libellé au même ordre que votre chèque
de consignation, sauf exceptions légales au profit
de certains créanciers expressément prévues au
cahier des charges. Dans cette hypothèse et sous
le contrôle de votre avocat, le chèque devra être
établi directement à l'ordre du créancier poursuivant. 3. Frais préalables : Dès que l'adjudication est définitive en ce qui
vous concerne, et sans délai, vous devez payer
le montant des frais préalables à la vente. Il
s'agit des frais énoncés par l'avocat poursuivant
lorsqu'il requiert l'adjudication. Ces frais,
d'un montant variable, représentent les frais
fixes et les émoluments exposés par l'avocat poursuivant
pour parvenir à la vente (notamment frais de publicité,
frais d'huissier, frais de recherches hypothécaires,
etc…). 4. Droits de mutation : Vous devez payer les droits de mutations. Ces droits sont variables, notamment selon : · Votre qualité ou nom de marchand de bien ; · La nature de l'immeuble ; · La date d'achèvement des travaux. Votre avocat vous fera part des droits de mutation
dont vous serez redevable. 5. Emoluments : Le émoluments de la vente sont identiques à ceux
d'une vente devant notaire. Nb : l'intervention de votre avocat et du tribunal
remplace l'intervention du notaire. 6. Honoraires : En outre, votre avocat a le droit de vous demander
des honoraires. Ces honoraires sont librement négociés. 7. Divers : En sus de toutes les sommes précitées, votre avocat
peut vous demander le paiement de diverses sommes,
à savoir notamment : droit de plaidoirie, déclaration,
visa P.V., extrait d'acte, réquisition d'état,
timbres fiscaux, publicité foncière, honoraire
de publication, notification au syndic de la copropriété
(Article 20 de la loi du 20 juillet 1965), etc.
Votre avocat peut vous faire un devis estimatif
de ce que coûtera votre achat immobilier pour
prix d'adjudication donné.
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